Maison de pays

Clin d’oeil d’hier.
Il suffit parfois de lever les yeux pour faire d’étonnantes rencontres ! C’est ici un pittoresque bestiaire qu’une main experte a taillé dans ces ardoises faîtières que l’on nomme « lignolets » ! Plus loin, sur une cheminée, ce sont quatre étranges personnages qui, de leur bouche percée, accompagnent le murmure du vent…

Construite sur la pointe occidentale de la France, la maison bretonne s’est très exactement modelée au pays. Bâtie avec le granité du vieux massif ou, à défaut, avec du schiste ou de la terre argileuse, elle répond au climat et au bon sens de ses constructeurs. Elle tourne sa façade du côté le plus abrité, et ne s’ouvre que des ouvertures nécessaires. En souvenir de sa couverture de chaume, elle a souvent gardé les pignons saillants qui encadrent son toit d’ardoises gris bleuté. A la fois lieu d’habitation et de travail, chaque maison fut élevée puis modifiée selon les exigences de l’époque et celles du métier. Pour le notable ou le marchand, elle devenait vitrine et se devait de montrer le statut social de son propriétaire. On s’est alors évertué à sculpter le granité pour l’embellir de décors qui lui confèrent aujourd’hui encore un certain prestige.

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