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Noeud marin decoratif

Naissance d’un bateau et d’un bosco.
Patrick tombe tout jeune dans une marmite de nœuds, lorsque son père décide un jour d’acheter un bateau. Attentif à la naissance de son esquif, il traîne souvent chez le constructeur naval et se frotte aux gestes d’un ancien bosco de la Royale qui lui apprend l’art du gréement. Vogue bientôt le petit navire et Patrick vers de nouvelles aventures. Après moult petits boulots et voyages, il revient quelques années plus tard se poser au port-musée de Douarnenez. Sa passion de la « ficelle » est intacte et il a bien l’intention de la partager. Animations et démonstrations s’enchaînent. Il quitte parfois sa Bretagne bien-aimée pour faire à Paris des stages de matelotage ( I ), terme qui désigne les cordages sur les bateaux à voile. « le soigne les gens atteints comme moi de matelotite aiguë », plaisante notre « nodologue » La maladie n’est pas trop grave mais le traitement risque de durer longtemps. « Des nœuds, il en existe des milliers. On peut extrapoler à (infini. » Nœuds de chaise, de cabestan, de taquet, d’étoile, de capucin, de jambe de chien, d’écoute, plat, en huit, la liste s’allonge à perte de vue. A l’origine fonctionnels, les nouages seraient à attacher les voiles ou à amarrer le bateau. Le matelotage était la science de base indispensable à tout bon marin, « Arrimer, transfiler ou ralinguer [une voile), les termes à bord étaient précis et la compréhension immédiate », explique Patrick. Les pêcheurs, à l’âge d’or de la marine à voile, inventaient sans cesse de nouvelles figures. Nouer divers objets (pipes, clés, couteaux) et les attacher à sa ceinture évitait également de les voir disparaître définitivement en pleine mer. « Par exemple, le « nœud du sifflet de bosco » permettait au maître d’équipage d’attacher son précieux sifflet autour du cou. 1/ s’en servait pour donner 52 ordres différents. Uusage s’est perdu mais le nœud est resté. » Bijoux, entrelacs celtiques, rosace déployée au plafond comme un vélum, nœud géant (dessous, un ballon de basket sert de structure), les réalisations de Patrick Moreau n’ont aucune limite. Ou plutôt juste une : la fin de la bobine de fil.

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